31/01/2009

COOPEREZ AVEC CUBA !

Vous êtes tombé sous le charme de la grande Ile, vous avez été conquis par la richesse de vos rencontres avec les cubains, vous aimez ce peuple humaniste, chaleureux, complexe, dont la philosophie est directement issue des valeurs du poête Jose Marti, qui a lutté avec sa plume pour l'indépendance de Cuba, pour l'élévation de son peuple par le savoir et la culture.

Vous souhaitez aider concrètement la population d'une île qui subit un blocus économique injuste et illégal, imposé depuis 50 ans par les Etats-Unis, contre l'avis quasi unanime voté chaque année par l'assemblée générale de l'ONU.

Rejoignez l'équipe de Cuba Coopération France ! Cette association ouverte puise sa richesse dans la diversité culturelle de ses adhérents, dans la reconnaissance affirmée de nombreux partenaires et institutions avec qui de grandes actions de coopération ont été réalsées depuis 1995 (Sénat, Nations Unies, Fondation Danièle Mitterrand, nombreuses collectivités...)

POUR EN SAVOIR PLUS : www.cubacoop.org

Contact :

Cuba Coopération France - 1, rue René Robin - 94200 IVRY-SUR-SEINE - Tél 01.46.70.00.95 - Fax 01.45.21.08.61 - cuba.cooperation@wanadoo.fr

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12/09/2008

APRES LES OURAGANS, LE BLOCUS DOIT ETRE LEVE, PLUS QUE JAMAIS !

Cuba : l’embargo résiste aux ouragans

La Havane . Les dégâts matériels sont considérables après le passage des cyclones. L’économie est dévastée. Rares sont les pays à apporter leur aide. Les États-Unis refusent de lever l’embargo.

Ike a quitté Cuba. Et de mémoire de météorologues, jamais la Grande Île des Caraïbes n’avait eu à essuyer trois ouragans en moins de neuf jours. Les pertes humaines - quatre après le passage d’Ike - peuvent paraître dérisoires au regard du nombre de victimes chez son voisin haïtien. Mais pour Cuba, dont le dispositif d’évacuation et de sécurité contre les catastrophes naturelles est considéré comme une priorité hautement politique, ces décès ont consterné les habitants.

Hier matin, le pays s’est réveillé endolori en constatant l’ampleur des dégâts matériels. Gustav, le précédent ouragan, avait déjà emporté sur son passage près de 140 000 édifices dont 90 000 logements de particuliers et provoqué « des pertes de 3 milliards à 4 milliards de dollars », selon les autorités cubaines. Ike, qui a balayé l’île sur toute sa longueur, aurait causé des préjudices aussi importants. De nombreuses routes du pays sont encore coupées. Des centaines de postes et centrales électriques sont hors de fonctionnement. Et les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale pourraient bien alourdir les torts déjà subis, notamment dans les quartiers de la Vieille et du Centre Havane.

Autre sujet d’inquiétude : l’économie, déjà fragile, est aujourd’hui sinistrée. À commencer par l’agriculture, un secteur clé pour ce pays soumis à l’embargo depuis 1962 sur décision unilatérale des États-Unis. « Les cultures d’importance comme le café, le riz et la canne à sucre ont été ruinées », rapporte l’agence Prensa Latina. « Les industries sont aux arrêts, les centres de production avicole, porcine et de lait sont hors service (…). Les plantations de fruits et légumes et de graines ont disparu (…). La production de nickel, l’un des principaux chapitres de l’exportation cubaine, est paralysée. » Ou encore les plantations de tabac de la province de Pinar del Rio, qui ont été de moitié englouties par Gustav. Bref, les appels à sauver ce qui peut l’être encore se sont multipliés ces dernières heures.

Sans attendre un état des lieux définitifs, des ONG et associations vénézuéliennes sont à l’oeuvre pour collecter des dons en faveur d’Haïti et de Cuba. Idem en France, où les organisations de solidarité avec la Grande Île et le Secours populaire ont pris les devants. La Fédération internationale de la Croix-Rouge a pour sa part lancé, mardi, un appel de fonds de 5,8 millions d’euros « afin de soutenir les activités humanitaires engagées par la Croix-Rouge cubaine ». L’État cubain a reçu l’aide humanitaire de la Russie, de l’Espagne, du Venezuela, du Mexique et du Timor-Oriental. Autant dire que les nations ne se pressent pas aux portes de la Grande Île. En guerre avec La Havane, le département d’État américain a quant à lui indiqué qu’il remettrait à des ONG, dont on devine sans mal qu’elles répondent en tout point à la politique des États-Unis à l’encontre de Cuba, une somme de 100 000 dollars pour financer des opérations de secours. Le même département a une nouvelle fois conditionné une éventuelle aide à l’envoi d’une « équipe d’évaluation humanitaire pour inspecter les lieux affectés et évaluer de manière adéquate les dommages » causés. Depuis dimanche, La Havane objecte la levée du blocus afin d’acheter librement des denrées alimentaires et du matériel de secours. En vain. Le blocus, qui a pourtant déjà coûté plus de 89 milliards de dollars à l’économie, interdit aux autorités d’accéder aux marchés internationaux et aux crédits. La Grande Île est contrainte de payer ses importations avec un surcoût de 30 % à 50 % en raison de l’interdiction faites aux navires de mouiller dans les ports cubains, conséquence des lois états-uniennes Torricelli et Helms-Burton. Et selon le groupe de travail pour l’application des sanctions contre Cuba, tout Cubain résidant aux États-Unis et souhaitant envoyer de l’argent à l’un de ses proches sinistrés est assujetti à une amende de 250 000 dollars. Autrement dit, Cuba est doublement victime. On voit mal comment La Havane, ou tout autre pays d’ailleurs, pourrait redresser son économie avec de telles mesures coercitives. Espérons que l’Union européenne, pourtant si prompte à parler de droit humanitaire, sorte enfin de son mutisme.

Il y a trois ans, l’ouragan Katrina tuait 1 800 personnes lors de son passage en Louisiane. À l’époque, Cuba avait été le premier pays à réagir en proposant ses services aux États-Unis. Une offre sans chantage ni contrepartie face à l’urgence humanitaire.

Cathy Ceïbe - L'Humanité du 11/09/08

17/12/2007

Cuba Si !

 ARTICLE DE JEAN-LUC MELENCHON

Extrait de "Kosovo No ! Cuba Si !"http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=562

[...] Cuba. Bush demande une transition démocratique. On rêve !  Qui est le donneur de leçon ? Celui qui a inventé la légalisation de la torture aux Etats-Unis, entretient des prisons secrètes dans le monde et fait fonctionner un camp de concentration  illégal sur le sol de Cuba à qui il fait la leçon, à Guantanamo, où sont détenus et torturés des prisonniers enlevés partout dans le monde. Les Etats Unis d'Amérique pourront commencer à être écoutés s'ils lèvent le blocus qu'ils maintiennent contre les Cubains qui ont souffert sang et eau pour y faire face, qu'ils soient communistes ou pas.  Mes camarades m'ont dit de garder pour moi cet avis et de ne pas rajouter à la liste de mes adversaires la horde de tous ceux qui aboient au coup de sifflet contre Cuba et le font parfois en toute bonne foi. Je suis sûr qu'il y en a un certain nombre qui sont de bonne foi au milieu d'un gros bataillon d'anti communistes primaires qui relaient la propagande de la barbouzerie contre révolutionnaire de Miami. Ceux là se fichent absolument des faits qui expliquent les prises de position du régime castriste, de ce que représente Cuba en Amérique latine et du fait que tous les gouvernements démocratiques du continent, tous sans exception, ont des échanges et des relations personnelles avec Fidel Castro, votent avec Cuba aux Nations unies pour condamner le blocus et ainsi de suite. Et ceci est la raison pour laquelle si les Etats Unis ont fait le tour de la terre pour envoyer des milliers d'hommes et des quantités colossales de matériels faire la guerre en Irak ils ne risquent pas un seul cheveu sur la terre cubaine depuis l'échec de l'invasion dans la baie des cochons. Ils s'y briseraient les dents, sauf à tuer tout le monde sur place, communiste ou pas. C'est pourquoi ils se contentent d'essayer de tuer seulement Fidel Castro ce dont témoignent les archives ouvertes par la CIA qui attestent de plusieurs dizaines de tentatives d'assassinat.... Je préviens mes lecteurs qui se laisseraient aller à trouver mon point de vue intéressant et pire à le partager : ils seront immédiatement cloués au pilori, injuriés de toutes les façons possibles et sommés sans trêve de se justifier. On le verra dans les commentaires de cette note dès que la meute des blogueurs de combat aura senti de loin son odeur sulfureuse. On le verra un peu car charbonnier est maître chez soi et webmaster roi maître de ses ciseaux, avec mon accord total ! De leur côté, les amis des tortureurs, des prisons secrètes et des tentatives d'assassinat, eux, agissent pour le bien, la démocratie et l'économie de marché. C'est-à-dire pour les choses saines et édifiantes dont nous jouissons sans entrave dans nos pays sans blocus mais, comme aux Etats Unis, remplis de pauvres, de cruautés sociales, de crises financières et de campagnes électorales bidon, pourries par l'argent, opposant en toute liberté blanc bonnet et bonnet blanc.

 

Jean-Luc Mélenchon